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Formation postgraduée à l’étranger

En effectuant une partie de la formation postgraduée à l’étranger, vous élargissez votre horizon professionnel. Ces périodes peuvent en principe être validées auprès de l’ISFM. Cela ne se fait toutefois pas automatiquement: sans certificat signé et sans attestation de l’autorité compétente dans le pays d’accueil, la période ne peut être validée pour le titre de spécialiste suisse. Sur cette page, nous vous proposons des informations sur les points à clarifier avant le départ, pendant le séjour et après le retour.

Les points que vous devez clarifier avant votre entrée en fonction

Les médecins qui veulent effectuer une partie de leur formation postgraduée à l’étranger doivent clarifier à temps ce qui pourra être validé ou non. L’ISFM est généreux, mais pose malgré tout certaines conditions. Nous vous recommandons donc de clarifier à temps certains points.

Demander la validation auprès de l’ISFM

Une période de formation postgraduée à l’étranger peut en principe être validée, mais cela ne se fait pas automatiquement. La Commission des titres de la discipline concernée de l’ISFM examine chaque cas individuellement sur demande. Vous pouvez déposer votre demande dans le logbook électronique à la rubrique «Mes demandes», même si cela ne concerne dans un premier temps qu’un poste planifié.

La règle de base veut qu’au cours de la formation postgraduée, au moins deux ans de la formation postgraduée spécifique ou de l’ensemble de la formation postgraduée soient accomplis en Suisse. Pour les disciplines avec moins de quatre ans de formation postgraduée spécifique, le programme de formation postgraduée peut prévoir que la moitié de la formation postgraduée soit accomplie en Suisse.

Important: Pour qu’une période de formation postgraduée à l’étranger soit validée pour un titre de spécialiste suisse, le lieu de travail à l’étranger doit être reconnu pour le titre de spécialiste correspondant. Suivant le pays, nous vous recommandons, avant de signer le contrat de travail, de demander auprès du pays d’accueil ou de l’autorité compétente une attestation indiquant que la formation postgraduée prévue y est validée pour le titre de spécialiste correspondant. En Allemagne, cette compétence incombe à la Ärztekammer du Land compétent pour le lieu de travail, en France à l’Agence Régionale de Santé (ARS), en Italie à la Scuola di Specializzazione responsable de l’établissement de formation postgraduée.

C’est à vous d’apporter la preuve: vous devez prouver que l’établissement de formation postgraduée à l’étranger répond aux exigences de votre programme de formation postgraduée. Clarifiez donc à temps auprès de la Commission des titres et à l’aide du chiffre 3.2 de la notice explicative de l’ISFM quels documents doivent être fournis.

Clarifier à temps les questions concernant le domicile, les assurances et les impôts

Le maintien de votre domicile en Suisse ou à l’étranger se répercute sur presque tout: assurance-maladie, AVS et caisse de pension, imposition et suivant le pays, permis de séjour et de travail.

Au sein de l’UE/AELE s’applique le principe du lieu de travail: vous êtes assuré·e là où vous travaillez. Un passage dans une assurance-maladie étrangère est donc souvent obligatoire. En dehors de l’UE/AELE, cela dépend de la convention de sécurité sociale applicable.

Clarifiez ces points avant de signer un contrat avec votre caisse-maladie, la caisse de compensation ou votre caisse de pension. Ces services peuvent vous renseigner sur les règles qui s’appliquent à votre cas.

Pendant le séjour à l’étranger

Tenir le logbook électronique

L’ensemble de la formation postgraduée à l’étranger doit être consignée dans le logbook électronique de l’ISFM.

Le certificat ISFM ou le certificat de travail devraient être établis avant le départ. Ils doivent comprendre le taux d’occupation, l’activité et les absences; le document doit être daté, signé par le médecin-chef ou la médecin-cheffe responsable et muni du cachet de l’institution. Ce dernier point est usuel dans de nombreux pays. Organiser après-coup un certificat complet depuis la Suisse est généralement bien plus fastidieux.

Ne pas oublier les exigences du pays d’accueil

Informez-vous à temps dans le pays d’accueil sur les documents requis et les délais applicables. Les exigences peuvent considérablement varier et l’obtention de certains documents peut prendre plusieurs semaines.

Après le retour en Suisse - Demander la validation

Votre période à l’étranger ne compte qu’à partir du moment où elle a été formellement validée par l’ISFM. Cette étape est simple: la demande est déposée par le biais du logbook électronique de l’ISFM sous «Mes demandes». Le secrétariat vérifie si la demande entraîne une décision relative à la validation ou conduit directement à l’octroi du titre. Veillez à déposer tous les documents requis selon le chiffre 3.2 de la notice explicative de l’ISFM pour éviter les retards. (Dernière mise à jour: septembre 2026)

Effectuer un stage à l’étranger pendant les études

Si vous souhaitez déjà acquérir de l’expérience à l’étranger pendant les études, vous pouvez le faire. Une option souvent sollicitée passe par swimsa Exchanges, le programme suisse de l’IFMSA.

  • Il propose des stages cliniques (SCOPE) et des séjours de recherche (SCORE) de quatre semaines.
  • L’inscription est ouverte de mars à juin, ensuite, il ne reste plus que quelques places disponibles.
  • Votre faculté de médecine décide de l’éventuelle reconnaissance de votre stage.

→ swimsa Exchanges

Ce que l’asmac fait pour vous

L’asmac reste votre association, même lorsque vous ne travaillez momentanément pas en Suisse.

  • Le conseil juridique de l’asmac vous soutient avant et après votre séjour à l’étranger, en particulier pour les questions concernant le contrat de travail suisse, une éventuelle résiliation et le retour.
  • Vous ne pouvez pas suspendre votre affiliation pendant un séjour à l’étranger. Si le séjour dure au moins sept mois de l’année de cotisation, vous pouvez demander une réduction de la cotisation de 50%. La demande doit être déposées chaque année et au plus tard jusqu’au 31 janvier de l’année en cours. Seul un critère de réduction par demande est pris en compte.

→ Réduction de la cotisation