Recherche

Discrimination et harcèlement sexuel

Harcèlement et discrimination sur le lieu de travail: vous n’êtes pas seul·e !

La discrimination n’est pas une fatalité. Les personnes concernées ne sont pas seules face à une telle situation. Souvent, elles ne savent pas si leur vécu peut être qualifié de harcèlement. Qu’il s’agisse de harcèlement sexuel, de discrimination fondée sur l’origine, le sexe ou le mode de vie ou d’une autre caractéristique personnelle: la façon dont la personne concernée perçoit le comportement de l’auteur du harcèlement est importante: ce comportement était-il souhaité ou non? L’asmac soutient les médecins et personnes intéressées avec des informations et leur apporte une aide concrète.

Un phénomène sous-estimé dans le secteur de la santé

Le harcèlement sexuel, le racisme ou d’autres formes de discrimination sont hélas très répandus dans le secteur de la santé: l’enquête Mental Health of Nurses and Doctors (MeND) de l’OMS/Europe (octobre 2024 à avril 2025) a montré que près d’un tiers des médecins et des infirmiers·ères en Europe ont vécu du mobbing ou des menaces au cours de l’année dernière et que 10% ont subi des violences physiques ou du harcèlement sexuel. Dans une étude du CHUV réalisée en collaboration avec l’asmac en 2025, 31,3% des médecins ont répondu avoir déjà vécu du harcèlement sexuel au travail. Ce chiffre est bien trop élevé.

Les victimes ont le droit de se défendre. Les employeurs sont tenus d’agir et les auteurs sont punissables: l’asmac s’engage pour l’application systématique de la tolérance zéro face à toutes les formes de discrimination, de harcèlement sexuel et de mobbing. Sur proposition de l’asmac, la Chambre médicale de la FMH a expressément inscrit en juin 2026 le harcèlement sexuel, la discrimination et le mobbing dans le Code de déontologie.

31% des médecins ont vécu du harcèlement sexuel sur leur lieu de travail; environ 47% de ces cas étaient le fait de collègues médecins (Source: étude du CHUV)

Le harcèlement sexuel a un fort impact négatif sur le bien-être et la santé mentale des personnes concernées. Source: WHO Mental Health Report)

Moins de 20% des personnes concernées s’adressent à leurs supérieurs, personnes de confiance ou les RH de leur lieu de travail (source: SECO, Étude concernant le harcèlement sexuel sur le lieu de travail)

Points de contact

En cas d’évènement, il est recommandé de contacter en premier lieu les services de l’employeur. La manière de gérer les cas varie d’un hôpital à l’autre. En plus de cela, il existe en Suisse différentes institutions ou services qui peuvent être contactés.

Liens utiles liens et documents

Was tun bei einem konkreten Vorfall?